« Le mandat non exclusif ne mord qu’à l’hameçon de la preuve »
Les professionnels devraient toujours garder en tête cette vieille leçon de la sagesse chinoise traditionnelle.
De fait, le mandat non exclusif impose une discipline souvent sous-estimée.
Lorsqu’une opération se conclut en oubliant l’agent qui y a participé, vouloir actionner la clause pénale est voué à l’échec si l’intervention n’est pas prouvée.
L’arrêt rendu par la cour d’appel de Paris le 7 novembre 2025, ici rapporté (👇), le rappelle avec une précision bienvenue.
La leçon dépasse largement le cas particulier, car elle touche au métier lui-même : la valeur d’un travail ne se mesure pas à l’énergie déployée, mais à ce que l’on peut en retracer.
Les juges n’attendent pas un récit, mais une chronologie, des pièces, une logique.
Rien de spectaculaire, rien d’inaccessible : simplement ce qui permet de comprendre comment un dossier s’est réellement construit.
Et il ne s’agit pas de se préconstituer artificiellement des preuves, mais de faire vivre la relation de manière documentée.
Non pas une contrainte supplémentaire, mais une manière, pour le professionnel rigoureux, d’affirmer sa pratique.
